Prima parte AICI.

E vremea pentru o nouă injecție. Deja încep să simt efectele. Urmează și o anestezie de suprafață care se instalează iute. În cele din urmă jumătatea dreaptă a gurii este gata. Se poate trece la chestiunea principală…

Răsare de undeva un clește. Nu știu de ce, mă așteptam să văd un clește mai sofisticat. Nu știu cum trebuie să arate un clește sofisticat, dar  știu că respectivul clește mi s-a părut banal, rudimentar. „Deci cu așa ceva se scot dinții?”

Încep caznele. Dintele e înșurubat bine și poziția strâmbă (spre interior) îl face greu de răsucit. Aflu că important e să-l sucești într-o parte și-n alta până îi slăbești „balamalele”.  După câteva minute de chin, fruntea mi se acoperă de broboane.

Doamna doctor face o scurtă pauză, cât să-mi mai trag sufletul. Apoi reia „deșurubarea”. Degetele mi s-au încleștat pe brațul fotoliului.

Se anunță o nouă pauză. Răsuflu ușurat.

„Gata. A ieșit!”

„Cum? Deja?”

Dintele alb, lunguieț, sticlește între brațele cleștelui. După ce mi se pune pansamentul, mă aplec spre măsuță să-l examinez.

„Doriți să-l păstrați?”

„Îhî”

Am supraviețuit.

Mai jos episodul din Mizerabilii care m-a bântuit zilele astea.

***

Chapitre X

Suite du succès

Comme elle passait sur la place, elle vit beaucoup de monde qui entourait une voiture de forme bizarre sur l’impériale de laquelle pérorait tout debout un homme vêtu de rouge. C’était un bateleur dentiste en tournée, qui offrait au public des râteliers complets, des opiats, des poudres et des élixirs.

Fantine se mêla au groupe et se mit à rire comme les autres de cette harangue où il y avait de l’argot pour la canaille et du jargon pour les gens comme il faut. L’arracheur de dents vit cette belle fille qui riait, et s’écria tout à coup:

–Vous avez de jolies dents, la fille qui riez là. Si vous voulez me vendre vos deux palettes, je vous donne de chaque un napoléon d’or.

–Qu’est-ce que c’est que ça, mes palettes? demanda Fantine.

–Les palettes, reprit le professeur dentiste, c’est les dents de devant, les deux d’en haut.

–Quelle horreur! s’écria Fantine.

–Deux napoléons! grommela une vieille édentée qui était là. Qu’en voilà une qui est heureuse!

Fantine s’enfuit, et se boucha les oreilles pour ne pas entendre la voix enrouée de l’homme qui lui criait: Réfléchissez, la belle! deux napoléons, ça peut servir. Si le coeur vous en dit, venez ce soir à l’auberge du „Tillac d’argent”, vous m’y trouverez.

Fantine rentra, elle était furieuse et conta la chose à sa bonne voisine Marguerite:

–Comprenez-vous cela? ne voilà-t-il pas un abominable homme? comment laisse-t-on des gens comme cela aller dans le pays! M’arracher mes deux dents de devant! mais je serais horrible! Les cheveux repoussent, mais les dents! Ah! le monstre d’homme! j’aimerais mieux me jeter d’un cinquième la tête la première sur le pavé! Il m’a dit qu’il serait ce soir au „Tillac d’argent”.

–Et qu’est-ce qu’il offrait? demanda Marguerite.

–Deux napoléons.

–Cela fait quarante francs.

–Oui, dit Fantine, cela fait quarante francs.

Elle resta pensive, et se mit à son ouvrage. Au bout d’un quart d’heure, elle quitta sa couture et alla relire la lettre des Thénardier sur l’escalier.

[…]

Le soir elle descendit, et on la vit qui se dirigeait du côté de la rue de Paris où sont les auberges.

Le lendemain matin, comme Marguerite entrait dans la chambre de Fantine avant le jour, car elles travaillaient toujours ensemble et de cette façon n’allumaient qu’une chandelle pour deux, elle trouva Fantine assise sur son lit, pâle, glacée. Elle ne s’était pas couchée. Son bonnet était tombé sur ses genoux. La chandelle avait brûlé toute la nuit et était presque entièrement consumée.

Marguerite s’arrêta sur le seuil, pétrifiée de cet énorme désordre, et s’écria:

–Seigneur! la chandelle qui est toute brûlée! il s’est passé des événements!

Puis elle regarda Fantine qui tournait vers elle sa tête sans cheveux.

Fantine depuis la veille avait vieilli de dix ans.

–Jésus! fit Marguerite, qu’est-ce que vous avez, Fantine?

–Je n’ai rien, répondit Fantine. Au contraire. Mon enfant ne mourra pas de cette affreuse maladie, faute de secours. Je suis contente.

En parlant ainsi, elle montrait à la vieille fille deux napoléons qui brillaient sur la table.

–Ah, Jésus Dieu! dit Marguerite. Mais c’est une fortune! Où avez-vous eu ces louis d’or?

–Je les ai eus, répondit Fantine.

En même temps elle sourit. La chandelle éclairait son visage. C’était un sourire sanglant. Une salive rougeâtre lui souillait le coin des lèvres, et elle avait un trou noir dans la bouche.

Les deux dents étaient arrachées.