I grew up with the story of Cosette and Gavroche long before I read Hugo’s Les Misérables. The novel is obviously more complex and subtle than any film or musical based on it.

However, I found the musical directed by Tom Hooper quite an enjoyable experience. Great cast, good voices, exquisite costumes and sets, a moving story about grace and redemption, deep seated hatred and triumphant love. I can find fault only with the end: too imbued with revolutionary ideas, too Socialist. Not what I would have expected, because I don’t believe in a man-made paradise.

Some of the songs are very moving and the live performance gave it a sense of authenticity which you don’t get in other musicals (I mean, those in which the actors pre-record the songs and then do a lip-sync).

My favorite song is the duel between the sinner saved by grace and the implacable Javert, whose sense of duty will eventually take him into a deadlock. Since I could not find the acted song on youtube, we must content ourselves with a performance on stage from the 10th Anniversary Concert recorded live at the Royal Albert Hall.

Below is one of my favorite passages of the novel.

***

Comme le frère et la sœur allaient se lever de table, on frappa à la porte.

— Entrez, dit l’évêque.

La porte s’ouvrit. Un groupe étrange et violent apparut sur le seuil. Trois hommes en tenaient un quatrième au collet. Les trois hommes étaient des gendarmes ; l’autre était Jean Valjean.

Un brigadier de gendarmerie, qui semblait conduire le groupe, était près de la porte. Il entra et s’avança vers l’évêque en faisant le salut militaire.

— Monseigneur… dit-il.

À ce mot, Jean Valjean, qui était morne et semblait abattu, releva la tête d’un air stupéfait.

— Monseigneur ! murmura-t-il. Ce n’est donc pas le curé…

— Silence ! dit un gendarme. C’est monseigneur l’évêque.

Cependant monseigneur Bienvenu s’était approché aussi vivement que son grand âge le lui permettait.

— Ah ! vous voilà ! s’écria-t-il en regardant Jean Valjean. Je suis aise de vous voir. Et bien, mais ! je vous avais donné les chandeliers aussi, qui sont en argent comme le reste et dont vous pourrez bien avoir deux cents francs. Pourquoi ne les avez-vous pas emportés avec vos couverts ?

Jean Valjean ouvrit les yeux et regarda le vénérable évêque avec une expression qu’aucune langue humaine ne pourrait rendre.

— Monseigneur, dit le brigadier de gendarmerie, ce que cet homme disait était donc vrai ? Nous l’avons rencontré. Il allait comme quelqu’un qui s’en va. Nous l’avons arrêté pour voir. Il avait cette argenterie.

— Et il vous a dit, interrompit l’évêque en souriant, qu’elle lui avait été donnée par un vieux bonhomme de prêtre chez lequel il avait passé la nuit ? Je vois la chose. Et vous l’avez ramené ici ? C’est une méprise.

— Comme cela, reprit le brigadier, nous pouvons le laisser aller ?

— Sans doute, reprit l’évêque.

Les gendarmes lâchèrent Jean Valjean qui recula.

— Est-ce que c’est vrai qu’on me laisse ? dit-il d’une voix presque inarticulée et comme s’il parlait dans le sommeil.

— Oui, on te laisse, tu n’entends donc pas ? dit un gendarme.

— Mon ami, reprit l’évêque, avant de vous en aller, voici vos chandeliers. Prenez-les.

Il alla à la cheminée, prit les deux flambeaux d’argent et les apporta à Jean Valjean. Les deux femmes le regardaient faire sans un mot, sans un geste, sans un regard qui pût déranger l’évêque.

Jean Valjean tremblait de tous ses membres. Il prit les deux chandeliers machinalement et d’un air égaré.

— Maintenant, dit l’évêque, allez en paix. — À propos, quand vous reviendrez, mon ami, il est inutile de passer par le jardin. Vous pourrez toujours entrer et sortir par la porte de la rue. Elle n’est fermée qu’au loquet jour et nuit.

Puis se tournant vers la gendarmerie:

— Messieurs, vous pouvez vous retirer.

Les gendarmes s’éloignèrent.

Jean Valjean était comme un homme qui va s’évanouir.

L’évêque s’approcha de lui, et lui dit à voix basse:

— N’oubliez pas, n’oubliez jamais que vous m’avez promis d’employer cet argent à devenir honnête homme.

Jean Valjean, qui n’avait aucun souvenir d’avoir rien promis, resta interdit. L’évêque avait appuyé sur ces paroles en les prononçant. Il reprit avec solennité:

— Jean Valjean, mon frère, vous n’appartenez plus au mal, mais au bien. C’est votre âme que je vous achète; je la retire aux pensées noires et à l’esprit de perdition, et je la donne à Dieu.